Archive de la catégorie «Gélose sang»

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Bilan d’un an en bio 1

25 avril 2008

Voici mon roman de l’année, partie 1 : le chialage ! J’ai l’impression que je débutais hier l’université et pourtant j’ai officiellement une année de bac de faite ! Bien que le temps semble avoir rapidement passé, il y a des moments qui m’ont semblé éternels…

Ainsi, je puis me souvenir du martyr que furent les cours de biodiversité ! La seule matière que j’en retiens, ce sont les noms des os des Osteichthyens, c’est-à-dire de vieux poissons osseux… Vous seriez fascinés de savoir que l’os palato-carré forme la mâchoire supérieure et le cartilage de Meckel la partie inférieure, suivis par l’hyomandibulaire et le cerathohyal en 2e vertèbre ? Et bien moi pas ! Ce cours ridicule de bourrage de crâne sur des éléments qui ne me serviront plus jamais à l’avenir pourra uniquement me faire bien rire quelques fois en repensant à ce temps de ma vie que j’ai perdu si futilement.

C’est un peu la même chose avec mon cours de physiologie végétale… c’est bien beau les xylèmes et les phloèmes, mais à quoi ça me sert d’en entendre parler pendant 45 heures ?

Croyez le ou non, au-delà des cours de Biodiversité 1 et 2, de physiologie végétale et d’un certain professeur de physiologie animale que je trouvais d’un ennui mortel et d’une désorganisation unique, il y a eu pire; j’ai nommé mon cours d’Histoire à la session d’automne ! Au cours de notre 3 ans de bac, nous sommes obligés de prendre un cours hors programme de 3 cédits. J’avais donc décidé de m’en débarrasser à la première session en prenant un cours d’Histoire du Moyen Âge européen puisque j’adore l’Histoire et surtout cette époque.

Or, il s’est avéré que la classe minuscule, puante et sale dans laquelle se donnait le cours était le repère d’un historien confus qui préférait débattre de l’iconographie et de l’importance de l’historiographie à travers des citations de sources d’auteurs se citant déjà tous entre eux… blablabla… De longues phrases pour ne rien dire, de longues heures à ne rien apprendre sur l’Histoire et à me faire dire comment lire un texte et bien le citer avec 2000 notes de bas de pages. Ce qu’il m’en reste ? Rien ! Même pas de notes de cours puisque je m’en suis débarrassé dans un rite salvateur…

À voir les élèves qui suivaient le cours avec moi, tous des historiens avec 1 an et demi de bac dans le corps, j’en conclus que les gens étudiant en Histoire sont généralement des personnes hautaines qui aiment se donner des airs de Français à peine débarqués au Québec et pratiquement analphabètes. Vous comprendrez qu’il s’agit là d’une généralisation extrême due à ma frustration. Je demeure convaincue qu’il y a des historiens remarquables au Québec. Malheureusement, rien de semblable ne se trouvait dans ma classe et cela m’attriste.

Ce cours que j’ai écouté d’une oreille en soupirant pour bien faire comprendre au professeur que je le trouvais ennuyant était dépourvu du matériel habituel; il n’y avait pas de manuel, pas de codex… Juste un tableau, une craie et une calligraphie douteuse. Il me fallait assister au cours pour prendre des notes à la main à travers les déblatérations du prof. J’ai pourtant eu un A en me pognant le beigne, si je puis le dire ainsi. Un enfer ! Heureusement, j’aime trop l’Histoire pour en perdre la passion à cause d’un cours, aussi décevant soit-il.

Voilà, le chialage est fait, ça fait du bien. Ces cours mis de côté, je vous rassure, il y a eu de très bons côtés à ma première année de bac, billet à suivre

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Clonage : Copier/coller

12 mars 2008

Ou Chialage et écœurement vis-à-vis les pseudoscientifiques

Si vous suivez ne serait-ce qu’un peu l’actualité, vous savez que ce sujet a été au centre de nombreux débats. Plusieurs personnes s’imaginent sans doute des bébés dans des contenants, attendant qu’on les découpe en morceaux pour leur voler leurs organes afin de les transférer à leur clone plus âgé. Les scientifiques sont des bouchers barbares, n’est-ce pas ?

La science est malheureusement attaquée de toutes parts. Il y a les fervents lecteurs de Mary Shelley qui doivent présager la création de monstruosités difformes, les écolo-granolas qui hallucient des OGM partout ou même les croyants qui préfèrent la soit disant volonté divine et qui se construisent des musées du Créationnisme, insulte ultime et crachat au visage de la science.

Parlant de créationnisme, saviez-vous qu’il existe l’Association de Science Créationniste du Québec (ASCQ) ? Et en plus, ils osent se donner pour mission de « promouvoir la recherche scientifique de type créationniste ». Comme si le créationnisme pouvait s’allier à la science ! C’est à m’en donner mal au coeur.

Ensuite viennent les Raéliens qui veulent « jouer à Dieu » pour peupler la Terre de débiles crédules qui ne serviront qu’à travailler pour enrichir le crétin suprême à la toge blanche et à la toque de cheveux gras. L’humanité m’exaspère parfois.

Clonage tricoté

Des personnes pleines de mauvaises intentions ou tout simplement dénuées de toute connaissance scientifique et du cerveau qui va avec passent leur temps à déformer les véritables propos. Le but du clonage thérapeutique n’est pas d’obtenir des clones humains viables. À la base du clonage se situe en fait le développement des cellules souches. Par différenciation cellulaire, ces cellules présentes au stade embryonnaire peuvent aisément se multiplier et donner n’importe quelle cellule spécifique du corps humain. Ainsi, en comprenant les signaux commandant leur différenciation en divers organes ou cellules importantes, comme des neurones, nous pourrions remplacer des tissus chez des malades.

Pour se faire, il faudrait prélever des cellules non pas d’un bébé bien formé, mais d’un simple zygote. Il ne s’agit pas là d’un être avec une conscience, mais de quelques cellules agglomérées possédant le même code génétique que le patient à traiter.

Je suppose que les pro-vies convulsent en scandant bêtement que ces quelques cellules pourraient devenir un enfant si elles continuaient leur développement. Il s’agit là du même débat que l’avortement, rien de plus. Or, comme l’avortement est légal au Canada, il va de soi selon moi que le clonage dans les limites décrites précédemment devrait être légal. Toutefois, si ces stupides pro-vies tombent malades et que le seul traitement efficace est par cellules souches, ils peuvent bien le refuser et mourir s’ils le souhaitent, mais qu’ils ne privent pas les gens intelligents d’un traitement !

Je m’écrie vive la science et que ceux qui n’y connaissent rien fassent le silence.

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« En fait » x 200

7 février 2008

SangOyé oyé ! Familier avec le gélose-classement ? Vous voyez donc que ceci est mon tout premier chialage sur mon blogue (ça n’aura pas été long)… Pourquoi ?

Il ne suffit pas à mon cours de microbiologie d’être bien peu intéressant et de m’endormir, encore faut-il que le professeur détruise tous mes efforts d’écoute attentive par un tic maladif. Mon professeur de microbiologie souffre d’une « enfaitite aiguë » incurable, j’en ai peur !

Dès le premier cours, la classe riait à chaque fois que le professeur plaçait inutilement et n’importe où un « en fait » agaçant. Après 5 cours, nous n’en rions plus; c’est devenu insupportable ! Malgré tout, j’ai l’impression qu’il se contient depuis 2 cours pour en dire moins. Peut-être, lors des derniers cours, a-t-il ouï quelques uns de nos soupirs alors qu’il prononçait les deux horribles mots ou entrevu la mine déconfite de plusieurs étudiants lassés…

Vous n’êtes pas convaincus ? Pour me tenir éveillée et tenter de rendre drôle ce qui me donnait des pensées meurtrières durant mon cours, j’ai fait ma petite Lisa Simpson (« J’ai fait un graphique… je fais beaucoup de graphiques… »).

L’enfaitite aiguë

Vous voyez bien ! Près de 200 « en fait » ! 197 pour être précise !

Sachant que le professeur a commencé son cours à 8h37, que nous avons eu une pause de 15 minutes (de 9h30 à 9h45) et que nous avons terminés à 10h22, je calcule exactement 90 minutes de cours. Notre cher professeur émet donc un « en fait » 2,189 fois par minute, soit plus d’un « en fait » aux 30 secondes ! Et je vous ai dit qu’il semblait s’être amélioré depuis le premier cours ! Imaginez le calvaire de ce jour-là !

Au prochain cours, c’est décidé : je garde mes écouteurs à ipod dans mes oreilles et je ne fais que lire les diapos sans l’écouter !